«Il ne faut pas vouloir obtenir toujours le maximum»
Beat Vogel a été l’un des premiers employés du Département argovien de la construction, des transports et de l’environnement (BVU) à participer à un stage transfaire. Le BVU a rédigé un rapport relatif à ce stage, que transfaire est autorisé à utiliser.
Le programme transfaire avait été présenté à l’ensemble du personnel du centre d’entretien du BVU. «A mon sens, les stages transfaire constituent une opportunité, offerte par l’employeur, qui nous permet d’avoir un aperçu d’un autre métier», explique Beat Vogel. Et il ajoute: «Une offre généreuse, par laquelle l’employeur nous permet de découvrir un autre univers professionnel.»
Beat avait d’abord pensé à un stage dans le domaine de l’accueil des réfugiés. En concertation avec le programme transfaire, il a finalement opté pour Integra Wohlen, une entreprise à vocation sociale qui s’occupe de personnes vivant avec un handicap cognitif, physique ou psychique. «Parce que cela m’intéresse vraiment», explique-t-il. Beat avait déjà acquis une certaine expérience des foyers d’hébergement, comme il nous le confirme. Il n’était donc pas trop stressé à l’idée de changer de travail pendant une semaine.
Quelles ont été ses tâches durant son stage? – Soutenir un groupe d’habitants et assumer des tâches similaires à celles du personnel d’accompagnement. Ces tâches sont diverses: accompagner des habitants lors d’activités de loisirs, les aider à travailler, à cuisiner ou à prendre leur repas du soir.
J'ai été particulièrement touché par l'atmosphère chaleureuse. Partout, un accueil cordial: dans le bâtiment principal, sur mon lieu de travail et au sein de mon groupe d’habitation.
Beat a par exemple accompagné le concierge, qui vit lui-même au foyer, dans ses tournées. Beat a été impressionné par la confiance en soi et par le professionnalisme de ce concierge dans l’exécution de son travail.
«Je retiens de mon stage la cordialité des personnes et leur culture de l’accueil», précise Beat.
Autre point: il est important de ne pas traverser le monde avec acharnement; il ne faut pas vouloir obtenir toujours le maximum en toute situation. Il vaut mieux aiguiser son regard pour les petites choses, comme le beau temps.
Il ajoute: «Et travailler avec le sourire.»
Beat recommanderait-il ce type de stage? – «Oui, absolument! Je le recommande sans aucune hésitation!», répond-il. Beat a déjà fait une demande en vue d’un deuxième stage transfaire. Cette fois, il vise une fondation qui travaille avec des jeunes. «Je suis impatient de voir comment je serai accueilli», dit-il. «Mais je suis confiant, je m’entends généralement bien avec beaucoup de gens.»